Cette étude constitue le troisième et dernier volume des recherches de Metrolab consacrées à la question de l’infrastructure sociale, comprise comme un réseau d’espaces, ouverts ou fermés, intérieurs ou extérieurs, accueillant la vie sociale et le domaine public de la ville, présentant des qualités d’accessibilité, d’hospitalité et d’inclusion. Le premier volume entendait croiser les regards architecturaux, sociologiques et philosophiques pour conceptualiser la notion d’infrastructure sociale en tenant compte tant de sa forme architecturale que du type de sociabilité qu’elle accueille. Le deuxième volume s’attachait à retracer l’histoire des modèles de l’urbanisme de proximité, proposant diverses configurations spatiales de l’infrastructure sociale et revenait sur la matérialisation de ces modèles dans l’urbanisme bruxellois et l’infrastructure sociale produite dans le cadre des politiques de rénovation urbaine réalisées ces trente dernières années à Bruxelles. Ce troisième volume entend mettre ces premiers travaux à l’épreuve de l’enquête empirique, en interrogeant les modalités de production et les usages de l’infrastructure sociale contemporaine d’un territoire bruxellois en transformation. Si les recherches existantes sur l’infrastructure sociale restent floues sur la façon dont elle est produite et sa configuration urbanistique (qui fut objet du deuxième volume), on observe qu’il en est de même dès lors qu’on interroge les types de sociabilités et d’usages qu’elle accueille. Ce volume veut répondre à ces enjeux de recherche et mettre en résonance ces deux angles d’approche, qu’il nous semble important de croiser pour différentes raisons.